Comprendre simplement la collaboration en ostéopathie : rôles, facturation, rétrocession, association et clés pour structurer la relation. Un guide clair pour exercer à plusieurs en toute sérénité.
Guide mis à jour
Ce contenu a été actualisé pour intégrer les évolutions récentes autour de l’association et de la gestion des remplacements temporaires entre associés, ainsi que les éléments liés à la facturation entre collaborateurs
Travailler à plusieurs dans un cabinet d’ostéopathie est une organisation riche et dynamique.
Que ce soit pour accueillir un·e collaborateur·rice, partager l’activité avec un·e associé·e ou faire évoluer son organisation, certaines questions reviennent naturellement :
Qui facture ? Comment fonctionne la rétrocession ? Quel cadre poser dès le départ ?
Ce guide propose une vue claire et structurée des principaux cadres de collaboration, afin d’aider chaque praticien à trouver une organisation adaptée à sa pratique.
Plusieurs formes d’organisation existent.
Elles ont chacune leur logique propre concernant l’activité, l’encaissement et la facturation.
Voici les situations les plus courantes.
Une ostéopathe titulaire met son cabinet à disposition d’un·e collaborateur·rice, qui exerce en profession libérale indépendante.
Dans la pratique, cela signifie souvent :
Dans certains cas, l’encaissement peut être assuré par le titulaire, avec des règles spécifiques précisées dès le départ.
Deux praticiens ou plus travaillent ensemble, sur un pied d’égalité, tout en conservant chacun leur indépendance professionnelle.
Le fonctionnement le plus courant :
Dans le cadre d’une association, il est fréquent qu’un associé remplace ponctuellement un autre (congés, formation, absence).
Dans ce cas :
Ce mécanisme permet de conserver une organisation cohérente, sans remettre en cause le fonctionnement habituel de l’association.
La rétrocession est principalement présente :
Elle permet d’équilibrer :
Elle peut prendre différentes formes :
La rétrocession se définit librement entre praticiens, en fonction du cadre choisi.
La facturation dépend avant tout :
Voici une synthèse des pratiques les plus répandues.
Dans certaines organisations :
Dans le cadre d’une collaboration en cabinet, certaines sommes échangées entre professionnels ne relèvent pas des actes de soins.
C’est notamment le cas des redevances de collaboration, qui correspondent à la mise à disposition de locaux, de matériel, de services ou de patientèle.
Ces redevances ont un caractère commercial.
Sur le plan fiscal :
La TVA s’applique dès lors que le titulaire dépasse le seuil de 37 500 € de recettes annuelles soumises à la TVA.
Les honoraires de soins exonérés de TVA ne sont pas pris en compte dans l’appréciation de ce seuil.
Ces règles s’appliquent également à certaines refacturations entre associés (charges, mise à disposition de moyens), selon leur nature.
Chaque cabinet fonctionne différemment, mais plusieurs éléments reviennent souvent :
Une trame claire aide à poser un cadre simple et serein.
Un modèle de contrat adapté à la pratique ostéopathique sera prochainement proposé en téléchargement.
Quelques principes favorisent une collaboration fluide :
Lorsque l’on travaille à plusieurs, il devient important de pouvoir :
Des outils comme Osteop.app permettent d’accompagner ces situations, sans rigidifier les pratiques ni modifier les accords entre praticiens.
Un contrat est-il obligatoire ?
Un écrit est fortement recommandé pour clarifier les règles, même si chaque cabinet reste libre de son organisation.
La rétrocession est-elle systématique ?
Non. Elle dépend du cadre choisi (collaboration, association, remplacement).
Peut-on exercer à plusieurs sans rétrocession ?
Oui, notamment dans les cadres d’association.
Le remplacement temporaire concerne-t-il tous les praticiens ?
Il concerne principalement les situations d’association, lorsque les règles changent sur une période définie.